Par Julie Vincelette, ND.A, Bc Sc Pht – La Naturopathe Fonctionnelle
Tu te couches fatiguée.
Tu dors.
Et pourtant, au réveil, ce n’est pas l’impression d’être reposée qui domine.
Pas complètement brûlée.
Mais pas rechargée non plus.
Comme si le sommeil ne faisait plus tout son travail.
Si cette sensation te parle, il y a une chose importante à comprendre :
ce n’est pas une question de discipline ou de volonté.
Dormir n’est plus synonyme de récupérer comme avant
Avec le temps — et particulièrement autour de la périménopause — le corps change la façon dont il récupère.
Le sommeil devient plus sensible :
- au stress accumulé dans la journée,
- à un rythme interne plus rapide,
- à la difficulté réelle de décrocher, même lorsque tout est calme autour.
On peut dormir “assez d’heures”…
sans pour autant se sentir réellement restaurée.
Autrement dit :
👉 dormir ne garantit plus automatiquement la récupération.
Ce que j’observe souvent derrière ce sommeil non réparateur
Chez plusieurs femmes, ce type de sommeil est lié à un système nerveux qui reste en vigilance, même la nuit.
Le corps se met au repos.
Mais il ne passe pas complètement en mode régénération.
Résultat :
- le sommeil est plus léger,
- les phases profondes sont moins soutenues,
- le réveil donne une impression de fatigue “persistante”.
Ce n’est pas toujours visible.
Mais c’est ressenti.
Ce n’est pas un problème à corriger… mais un signal à écouter
Face à ce type de fatigue, la tentation est grande de chercher une solution rapide.
Quelque chose pour dormir plus fort.
Ou s’éteindre plus vite.
Mais ce que le corps demande le plus souvent, ce n’est pas d’être forcé.
C’est d’être compris.
Ce sommeil qui ne recharge plus est rarement un “dysfonctionnement isolé”.
C’est souvent un signal d’adaptation.
Une invitation à se demander :
👉 Comment mon corps récupère-t-il maintenant…
👉 et non comment il récupérait avant?
Récupérer autrement
Après 40 ans, soutenir la récupération ne passe pas uniquement par le nombre d’heures dormies.
Cela implique souvent de porter attention à :
- la charge nerveuse de la journée,
- la capacité réelle à ralentir avant le coucher,
- la sécurité interne du corps,
- le rythme global de vie.
Ce sont souvent de petits ajustements, faits avec cohérence,
qui permettent au corps de se sentir suffisamment en sécurité pour vraiment se régénérer.
Une invitation douce
Si tu as l’impression de dormir sans te sentir pleinement reposée,
ce n’est pas un échec.
C’est une information précieuse.
Et lorsqu’on apprend à l’écouter tôt,
on peut accompagner le corps autrement —
avec plus de respect pour ce qu’il vit maintenant.
📎 Avis important
Ce texte est informatif et éducatif.
Il ne remplace pas une évaluation médicale ni un suivi professionnel.
En cas d’inconfort persistant, il est recommandé de consulter un professionnel de la santé.
Julie Vincelette, ND.A, Bc Sc Pht
La Naturopathe Fonctionnelle, 2025